Plus d’une centaine de personnes ont assisté jeudi 7 août au vernissage de l’exposition collective dédiée au cyanotype, Toutes de bleu vêtues, à l’hôtel Saint-Simon. Retour en images.
Suivant le mot d’ordre donné par les organisateurs, une grande partie des participants à l’évènement avaient joué le jeu en venant habillés en bleu.







Questions/réponses
Pour l’occasion, nous avons demandé à Pascal Dulac et Marie-Hélène Goral, tous deux créateurs des cyanotypes et installateurs de l’exposition, de bien vouloir répondre à trois questions :
Comment avez-vous découvert le cyanotype ?
Le cyanotype est une technique qui s’applique à beaucoup de disciplines artistiques, la photographie bien sûr mais aussi le dessin et les arts plastiques en général. En tant que photographe, je connaissais ce procédé depuis longtemps mais ne l’avais que très peu pratiqué. L’opportunité de mélanger la photographie et le dessin m’a tout de suite séduit, et le projet « Arbleurescence » a rapidement pris forme avec Marie-Hélène. (Pascal Dulac)
Biologiste de formation, je connaissais depuis longtemps les planches botaniques d’Anna Atkins. C’est en voyant en 2021 une exposition de cyanotypes à la médiathèque d’Angoulême que je me suis aperçue de l’immense potentiel de ce procédé. (Marie-Hélène Goral)
Pourquoi une exposition consacrée à cette technique ?
C’est Christophe Coussy qui est à l’origine d’une première exposition d’artistes charentais pratiquant le cyanotype, à Mouthiers-sur-Boëme au mois de mai. Ce procédé permet une très grande liberté de création et la volonté a été de rassembler des pratiques et sensibilités différentes. Le succès de cette première exposition et l’opportunité offerte par Cap BD de disposer de l’hôtel St-Simon à Angoulême ont rendu possible le renouvellement de cette première expérience. L’espace disponible a permis d’élargir les expositions déjà présentées et d’en accueillir de nouvelles. (Pascal Dulac)
Aimant pratiquer plusieurs activités artistiques (pastel, dessin, peinture, laque), il m’a paru naturel d’explorer le potentiel du cyanotype. L’idée de créer plusieurs compositions centrées sur un seul arbre en associant dessins, peintures, et photographies a été possible grâce à cet ancien procédé. 18 créations pour dénoncer les problèmes climatiques, écologiques, et sensibiliser le spectateur à la beauté de la nature et sa préservation. L’arbre étant une entité vivante qu’il faut respecter car il est le maillon essentiel de la biodiversité. (Marie-Hélène Goral)
Parlez-nous de l’arbre de Magnac-sur-Touvre
Cet arbre se trouve sur les hauteurs de Magnac sur Touvre, commune de nos résidences respectives. Il s’agit d’un peuplier isolé au milieu de champs cultivés. Sa silhouette majestueuse nous a rapidement séduits, il s’est immédiatement imposé comme sujet central de notre travail consacré à la Nature, thème qui nous est cher. Déjà en mauvaise santé en 2022 lors de la réalisation du projet, sa ramure est maintenant complètement dépourvue de feuillage et il vit probablement sa dernière saison. (Pascal Dulac)
J’ai souhaité que cet arbre soit l’arbre à palabres comme en Afrique où j’ai séjourné pendant plusieurs années, c’est-à-dire un arbre sous lequel on y raconte des histoires. Un arbre de vie qui rassemble pour conter son histoire tout en étant le porte-parole de tous les autres arbres. Un arbre témoin de son environnement avec lequel on explore toutes les branches possibles. (Marie-Hélène Goral)

L’exposition se poursuit jusqu’au dimanche 17 août, de 14h à 19h, 15 rue de la Cloche Verte à Angoulême.