Mercredi 3 juin 2026 en fin d’après-midi, l’association officialisait la passation de pouvoir entre le Conseil d’administration originel et la nouvelle équipe qui va désormais prendre ses fonctions à la tête du club UNESCO de la ville d’Angoulême.
Tout le monde a d’abord tenu à remercier le bureau sortant représenté par Véronique de Maillard (trésorière) et Laurence Loubersac (trésorière adjointe) pour son travail remarquable pendant 6 ans, avec une mention spéciale pour son président fondateur Denis Debrosse, actuellement en convalescence.
David Pougnaud-Barillon, nouveau président
Seul candidat à la présidence, David Pougnaud-Barillon a été élu à l’unanimité lors de l’Assemblée générale en présence d’une trentaine de membres adhérentes et adhérents. Celui-ci a affirmé sa volonté de pérenniser le travail entrepris jusqu’ici par le club, en s’engageant à continuer à faire rayonner la ville créative UNESCO et en proposant d’inclure davantage d’auteurs et d’autrices au sein du Conseil d’administration. Il sera secondé au bureau d’Aurélie Imbert (trésorière) et de Stéphane Marchais (secrétaire général). Pour mieux faire sa connaissance avec celui qui a été pendant plusieurs années et jusqu’en 2012 à la tête de l’association Dingo qui gérait la salle de concert de la Nef bien connue des Angoumoisins, celui-ci a répondu à 3 questions en lien avec son parcours dans le monde associatif.
David, tu es le nouveau président de Cap BD, peux-tu nous raconter le parcours qui t’a amené jusqu’ici ?
Si tous les chemins mènent à Rome, je crois qu’à Angoulême, si on est un peu curieux et sensible à la culture, toutes les rencontres mènent à s’intéresser à cet écosystème extraordinaire. Tous les jours respirent BD, tous les ciels respirent talents, tous les intérieurs respirent économie du livre, toutes les nuits blanches respirent statuts des artistes. Toutes les rencontres sont riches.
Après être né ici et avoir vécu à Paris pendant trente ans, je suis revenu m’installer en famille à l’approche de l’an 2000 pour attaquer le nouveau millénaire dans un environnement de douceur de vivre, d’opportunités nouvelles et de rencontres humaines terriblement enrichissantes. J’ai toujours évolué dans des milieux culturels, et même le commerce que nous avons créé avec mon épouse, le Balcon Paradis, mettait en avant cette couleur.
Et puis j’ai siégé au Conseil d’administration de la scène nationale d’Angoulême, de West-Rock à Cognac, et surtout été président de la Nef avant son passage en régie.
Des souvenirs de concerts qui t’ont marqué à La Nef ?
Un concert acoustique du groupe I’m from Barcelona improvisé dans le hall de La Nef, pour me remercier de leur avoir offert du champagne, alors que je ne faisais que m’excuser d’avoir raté leur prestation parce que je m’étais trompé d’horaire.
Le concert d’Arcade Fire à la Garden Nef, avec Angoulême en arrière-plan, et surtout le partager avec mon ami Jean-Louis Menanteau, alors qu’il en avait décidé la programmation (qui paraissait impossible !) un an auparavant à une heure avancée de la nuit quand nous passions nos vacances ensemble. Et tant d’autres.
Après le théâtre et la musique, les arts graphiques. Quelles sont les œuvres qui ont contribué à faire ta culture dans ce domaine ?
Idées noires de Franquin, pour apprendre à les combattre par la dérision. Little Nemo in Slumberland de Winsor McCay, pour apprendre à apprivoiser ses démons. Journal de Fabrice Neaud, pour apprendre que son environnement le plus proche peut être un territoire totalement inconnu. Et tant d’autres.
En fin de séance, il a été proposé aux membres d’inscrire un mot de soutien adressé à notre désormais ex-président sur le paperboard à l’accueil du Comité des jumelages, au 2 avenue de Cognac. Chacune et chacune est libre de venir d’y contribuer.


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